Les fondateurs

Publié le 3 mai 2016 - Dernière modification le 20 novembre 2016.

De Méchins à Rivière-aux-Renards,
toutes les anses furent bientôt habitées.

Contes
Jacques Ferron

L’installation des premiers habitants à l’endroit qui devient Manche-d’Épée remonte à 1866, estime-t-on. Le titre de fondateur du village appartient à Irénée Pelchat; l’homme, dont on dit qu’il a été postillon, choisit de s’établir dans une anse sauvage sur laquelle il a jeté son dévolu sans doute après de nombreux passages au fil des années. Deux noms sont associés à celui de Pelchat dans la fondation de ce qui, au commencement, est un poste de pêche, ceux de Joseph Fournier et de Johnny Campion. Que pouvons-nous découvrir à leur sujet?

Les familles de pionniers

Pelchat

Irénée Pelchat et Angélique Drouin se marient, le 19 août 18341 , à Beaumont, à l’est de Lévis. Si la tradition orale se souvient de ce pionnier sous le prénom d’Irénée, c’est cependant sous celui de René qu’il figure dans les généalogies. Comme son père et son grand-père s’appelaient déjà René, peut-être l’a-t-on nommé Irénée pour mieux le distinguer des deux premiers dans l’usage courant? Une note sur l’inhumation d’Angélique mentionne qu’elle était l’épouse d’Irénée, ce qui confirme bien cette identité.

Lorsque le couple s’établit sur les bords de la rivière, où le pionnier fait la découverte d’un morceau d’épée, leurs sept enfants sont nés; les plus jeunes, Louis, 18 ans, et le benjamin, Antoine-Urosse, 16 ans, habitent avec eux. Les autres sont mariés2 . Installé à Mont-Louis depuis 1850, sans doute fatigué de transporter la malle à pied sur 180 km entre Sainte-Anne-des-Monts et Rivière-au-Renard, Irénée décide, en 1866, de s’arrêter et de se consacrer à la pêche et la culture de la terre3 ; il choisit de repartir de zéro à 64 ans. Angélique, née en 1808, à Bellechasse, a donc 58 ans. De voir qu’ils refont leur vie à un âge où les gens vont plutôt ralentir en prévision de leurs vieux jours à de quoi étonner; le peu de terres disponibles, la domination des compagnies sur les pêcheurs, la pauvreté ambiante et l’avenir de leurs garçons représentent autant d’éléments qu’il faudrait analyser pour tenter d’expliquer leur décision. Une anse de galets où faire sécher la morue a pu représenter un attrait dans les circonstances. Sans oublier la présence de considérations tout à fait personnelles.

La période durant laquelle le mari est postillon n’est pas établie précisément : l’abbé Provost et le curé Plamondon en font état, ce dernier avançant qu’il a occupé la fonction pendant quinze ans. Dans un témoignage bien connu, Timothée Auclair (1838–1929) de Rivière-à-Claude, évoquant ses souvenirs de facteur, dit que le premier courrier fut Barthélemy Robinson, du Mont-Louis, qui fit ce service de 1855 à 1857. Je fus, moi, le second courrier. Je fus nommé en 1857 et je suis resté en fonction jusqu’à 1860.4 Peut-être Irénée a-t-il été le troisième à exercer ce difficile métier, selon la description fournie par Auclair, pendant cinq et non quinze ans, avant de s’établir pour de bon?

Vers 1860, rapporte toujours Auclair, Mont-Louis était, toute comparaison gardée, un village « assez à l’aise » où les gens s’occupaient d’agriculture et de pêche, mais ne pouvaient pas faire beaucoup de culture, car ils n’avaient pas de permis pour prendre des terres. D’ailleurs, une partie de sa population, évaluée à quelque 200 habitants, n’hésite pas à s’installer aux alentours ou à fonder de nouveaux villages. C’est le cas des trois familles de pionniers venues à Manche-d’Épée.

Donc, Irénée et Angélique sont mariés depuis trente-deux ans lorsqu’ils construisent leur maison; à vrai dire, il se serait plutôt agi d’une maisonnette apparentée à un camp, que l’on appelait aussi « maisons de pêcheurs », comme on en voyait à l’époque5 . Nous ne connaissons pas son implantation exacte.

En remontant la généalogie des Pelchat, l’on découvre que ses origines se trouvent à Les Biards, une commune du département de la Manche, en Basse-Normandie, située à proximité du Mont-Saint-Michel. Au temps de la naissance du grand-père d’Irénée, en 1732, le village compte plus de 1000 habitants6 . La famille semble y résider depuis longtemps, puisqu’on y découvre déjà un René, en 1650. L’origine du patronyme découlerait de la profession exercée par les ancêtres et signifierait littéralement « celui qui pèle le chat », un surnom rattaché au domaine de la fourrure; tout comme Pelletier est un nom au départ porté par celui qui fabrique ou vend des peaux, des fourrures, autrement dit des pelleteries7 .

C’est le grand-père d’Irénée, un pêcheur, qui émigre au Québec, possiblement dans la vingtaine, vers la fin du Régime français. Il se marie une première fois, en 1763, à Saint-Vallier, à l’âge de 31 ans. Veuf, ce René se remarie, à 40 ans, à Bellechasse, et il a quatorze enfants, dont un garçon qu’il nomme René, en 1774. Ce dernier est le père d’Irénée.

Après onze années passées à bâtir Manche-d’Épée, Angélique décède en 1877. Quant à Irénée, il atteint l’âge de 92 ans et meurt le 7 mars 1894. Plusieurs des enfants du couple fondateur ont une descendance qui contribue pour beaucoup à l’accroissement de la population du village.

Fournier

Dans son Album-souvenir, l’abbé Provost nous dit que Joseph Fournier, lui, naquit à Beaumont en 1845. Il avait cinq ans quand son père Joseph vint s’établir au Mont-Louis avec sa femme Caroline Campion. La famille quitta Mont-Louis pour le Manche-d’Épée vers 1866.

L’utilisation des mêmes prénoms de père en fils complique la lecture des généalogies. En réalité, ledit Joseph Fournier, né en 1845, a pour père Joseph-Octave et pour mère Louise Couture. Par conséquent, nous découvrons que c’est plutôt Joseph fils (il se nomme Joseph-Octave, comme de raison) qui épouse Caroline Campion; le mariage a lieu le 27 août 1864, alors qu’ils ont respectivement 19 et 20 ans. Le jeune couple s’installe à Manche-d’Épée en même temps que les Pelchat. Des pionniers qui ont l’âge des enfants d’Irénée et d’Angélique. Ils auront huit enfants : Octave, Joseph (à noter le choix des prénoms), Édouard, Ovila, Esther, Stanislas, Napoléon et Louis-Venant, né en 1879; il s’agit de la famille « du premier lit », selon l’expression passée.

Alors qu’il a 40 ans, en 1885, Joseph se marie en secondes noces avec Anne-Marie Chenel, qui a 22 ans. Leurs neuf enfants sont : Illuminée, Julie, Calixte, Antoine, Éméric, Maria, Pressilla, Alselda et Clara8 . Cette famille nombreuse compte fortement elle aussi dans le peuplement du village.

Campion

Trois membres de la famille Campion s’établissent à Manche-d’Épée dans les années entourant sa fondation. Nous avons vu plus haut que Caroline Campion est la première femme de Joseph Fournier fils et que le couple arrive là dès 1866. Le frère de Caroline, Jean-Baptiste dit Johnny, se serait installé en 1866 ou 1867, selon les auteurs consultés9 .

Johnny est veuf de Lucie Saint-Pierre, lorsqu’il épouse Marie-Flore Fournier, le 21 novembre 1864. À cette date, il a 22 ans et Flore est tout juste âgée de 18 ans. Johnny a déjà une fille, Lucie, de son premier mariage. La famille habite Mont-Louis; leurs noms apparaissent dans un relevé de visite paroissiale effectué en 1866, ainsi que ceux de deux enfants10 . En effet, un fils prénommé Joseph, comme son grand-père maternel, est né le 20 septembre 1865.

L’explication de cette relation filiale est la suivante : Flore est la fille de Joseph Fournier et de Louise Couture et donc la sœur de Joseph fils qui est marié avec Caroline, elle-même la sœur de Johnny. Ces liens familiaux influencent sans doute la décision des deux couples de venir ensemble fonder un nouveau village en compagnie des Pelchat.

Disons tout de suite qu’un troisième membre de la famille Campion, Geneviève, se joindra à ses frère et sœur lorsqu’elle épousera Louis Pelchat, le 3 mai 1869, l’avant-dernier des garçons d’Irénée et d’Angélique.

Johnny, Caroline et Geneviève sont les enfants d’Alexandre Campion et de Jane Lawrence, aussi connue sous le nom de Geneviève Laurent. Alexandre est né, en 1816, en Basse-Normandie semble-t-il. Il arrive à Saint-Georges de La Malbaie, près de Gaspé, en 1838. On avance, par ailleurs, que sa famille vivait à Saint-Brieuc en Bretagne. Toujours est-il, que c’est à Saint-Georges qu’il se marie, le 6 septembre 1840, avec Jane, fille de John Lawrence, jersiais, et d’Élisabeth Betsy Maloney, Irlandaise, de l’île Bonaventure. Elle a 18 ans. Selon les recensements, la famille habite Mont-Louis en 1861.

Johnny et Flore vont rester 9 ou 10 ans à Manche-d’Épée avant de retourner à Mont-Louis, à la fin de l’été 1876, leur famille comptant quatre nouveaux enfants. Moins de 20 ans plus tard, en juillet 1895, Johnny se noie lorsque son embarcation chavire tandis qu’il pêche à la morue. Il a 53 ans.

En 1905, Flore déménage à Rivière-Madeleine avec son fils Honoré, et c’est là qu’elle se remarie pour une seconde fois avec Alexandre Gagnon, veuf d’Olympe Roy. Elle décède à 67 ans, le 11 mai 1913.

De leur côté, Caroline, qui a huit enfants, et Geneviève, qui en a six, vont assurer une descendance nombreuse tant chez les Fournier que les Pelchat.

D’autres pionniers

Après les pionniers de 1866, d’autres arrivent peu de temps après.

Davis

En 1867, Desneiges, fille d’Irénée Pelchat, se rapproche de sa famille en s’installant à Manche-d’Épée. Mariée à un charpentier depuis 1861, rien n’est plus facile que de l’imaginer aidant son beau-père à construire sa maison, tout en bâtissant la sienne. Leur mariage, célébré alors qu’ils avaient 20 ans tous les deux, est enregistré à Sainte-Anne-des-Monts. Ce gendre s’appelle William-Guillaume Davis. Sa mère, Marie-Euphrosine Bond, a 18 ans et est célibataire à sa naissance; dans les mots et la morale du temps, William-Guillaume est un « fils illégitime ». D’après les sources, le père serait William Davis, et la rumeur dit qu’il était un matelot écossais11 . Que l’enfant porte son prénom, à la fois en anglais et en français, aussi bien que son patronyme, peut être vu comme un indice que cette illégitimité n’est pas conflictuelle.

Les parents de Marie-Euphrosine, Jean Bond et Louise Quirion, habitent Percé. Devenus parrain et marraine de l’enfant, ils choisissent à l’évidence de garder leur fille auprès d’eux, ce qui n’est pas toujours le cas à l’époque. Alors que William-Guillaume a quatre ans, sa mère se marie, le 13 mars 1845, avec Joseph Daraiche, un veuf de 43 ans, qui a une fille de son âge. Combien de temps demeurent-ils à Percé, cela n’est pas dit? Toujours est-il qu’en 1866 ils comptent parmi les trois familles qui résident à Gros-Morne, là où Joseph s’éteint en 1887.

Compte tenu de sa généalogie, Marie-Euphrosine a les mêmes ancêtres que les Bond de Madeleine et, de ce fait, William-Guillaume est le cousin d’Arthur Bond, mon grand-père maternel. Les deux hommes ne se sont jamais croisés puisque Arthur est né peu avant que le premier ne parte à Montréal. William-Guillaume décède, en 1885, à l’âge de 44 ans, quelques années après son arrivée dans la métropole. Sa mère lui survit et meurt à Rivière-Madeleine, en 1914, à 91 ans.

Plus tard, le fils ainé de William-Guillaume et de Desneiges, Napoléon, devient, avec sa femme Aurélie-Rosalie Duguay (Madame Rose), le premier hôtelier du village. Leur fille Régina épousera Jean-Baptiste Pelchat, fils de Louis.

Fournier

L’abbé Plamondon avance que Florent Fournier s’installe à Manche-d’Épée en 1869, alors que le père Provost croit que c’est plutôt Eugène, son fils, qui arrive à cette date. Un autre auteur, Firmin Létourneau12 , compte le nom de Florent Fournier parmi les fondateurs de la Madeleine, qui dans son sens large a toujours inclus Manche-d’Épée.

Florent nait, en 1820, à Beaumont et meurt, à l’âge de 78 ans, à Salem dans le Massachusetts. Avec sa femme, Victoire Couture, et leurs enfants, il laisse beaucoup de continuateurs dans la population locale avant de partir aux États-Unis.

Leur fils, Eugène, né en 1851, a donc 18 ans lorsque ses parents s’installent à Manche-d’Épée; il s’unit à Marie Benet (ou Bennett) en 1871.

Au passage, notons que les filles de Florent Fournier, Odile et Malvina, épousent les frères Boucher, Georges et Eugène, et que ces deux couples auront de grosses descendances. Un autre frère Boucher, Anthime, a lui aussi une lignée qui comptera dans la population locale.

En résumé, cinq familles habitent Manche-d’Épée, en 1869, trois ans après sa fondation : à celle du patriarche Irénée Pelchat, se sont ajoutées celles des jeunes Joseph Fournier, Johnny Campion et William-Guillaume Davis ainsi que celle de Florent Fournier, qui approche, lui, la cinquantaine. Les gens de l’époque sont mobiles, comme nous le voyons, n’hésitant pas à repartir de rien ou encore à s’expatrier. Sans doute s’agit-il là d’un signe de la difficulté de la vie.

D’autres familles continuent d’arriver au cours des années. Aux liens de parenté étroits qui unissent celles du début s’ajouteront les alliances entre les enfants des pionniers si bien que le village occupe, environ un siècle plus tard, une majorité du territoire constructible, incluant des terres pour l’agriculture et l’élevage.

Les villages aux alentours

Dans Souvenirs d’un postillon gaspésien, publiés dans La Presse, en 1925, Timothée Auclair fait état du peuplement de la Côte-Nord de la Gaspésie vers 1860. Il énumère les différents endroits où il livrait le courrier pour en venir à Manche-d’Épée, où il n’y avait personne. Quatre milles plus loin, on arrive à Petite-Madeleine. Personne n’y demeurait alors. À la Rivière-Madeleine, il y avait une dizaine de familles venant de Cap-Rosier, les Synotte, qui parlaient les deux langues entremêlées, anglais et français, les Laflamme, les Deraîche. Il y avait aussi deux Français, François Briard, qui était marié, et Jean Briard, qui était célibataire. Ce dernier habitait une assez grande maison. L’observation de celui qui a parcouru la côte nous conforte sur la date de fondation du village.

En recoupant les renseignements des auteurs consultés jusqu’ici, les dates probables de fondation des villages en amont et en aval de Manche-d’Épée sont les suivantes :

— Marsoui : 1836
— Rivière à Claude : 1856
— Mont-Saint-Pierre : 1863
— Mont-Louis : le cas de Mont-Louis est particulier en ce qu’il y a eu trois périodes de peuplement, soit en 1699, en 1753, et en 1840, entrecoupées d’une réduction des activités. Les deux premières ont été écourtées, pour des raisons de dissensions entre les partenaires dans la première et pour cause de destruction par les Anglais, dans la deuxième. La troisième fut la bonne.
— Gros-Morne : 1860
— Rivière-Madeleine : 1837
— Grande Vallée : 1842
— Petite Vallée : 1858
— Cloridorme : 1838

À l’échelle des vieux continents, un parcours de 150 ans représente un bref retour sur l’histoire récente. En ce qui regarde Manche-d’Épée, cela nous reporte au début de son existence avec l’arrivée des fondateurs. Pour mieux comprendre ce qui a incité ces pionniers à se lancer dans la colonisation de l’anse et de son arrière-pays, il s’agirait d’examiner plus précisément le contexte familial, social, politique et économique dans lequel vivaient nos ancêtres au moment d’entreprendre leur nouvelle vie. Rien qu’à voir leurs nombreux déplacements, l’on peut se dire qu’ils ont confié à leurs descendants le soin de faire fructifier le sentiment d’appartenance.

Remerciements:

Je remercie chaleureusement les personnes suivantes pour leur collaboration : Thérèse Bond, Florence Pelchat, Roland Pelchat, Théo Botte et Blandine Mercier

Notes et références

1.  Toutes les références généalogiques données dans cet article proviennent essentiellement du site suivant : http://www.nosorigines.qc.ca/genealogie.aspx?lng=fr
Malheureusement, plusieurs généalogies sont incomplètes et on y trouve des erreurs.
Ma mère, Thérèse Bond, m’a éclairé grâce à sa mémoire fabuleuse.

2.  Voici la liste à partir de l’ainée : Séraphine (Georges Synnott) en 1853 ; Rose-Delima  ( Jean-Baptiste Synnett) en 1858 ; Julie (premier mariage avec Martin Chicoine) date non précisée et (Louis-Félix-Philippe Comeau) en 1887 ; Desneiges (William-Guillaume Davis) en 1861 ; Célina (Pierre Lemieux) en 1862.

3.  Marcel Plamondon (1980), Notes historiques sur la paroisse de Madeleine, Madeleine, p.13. Plus loin dans sa monographie, p.37, il cite une lettre de l’abbé Blais, du 1e février 1866, missionnaire auprès de la population locale, selon laquelle les trois familles de la « Pointe du “Manche d’Épée” » étaient déjà installées. Peu de sources sont disponibles permettant de confirmer une date avec certitude. On peut aussi noter cette autre source:  Roland Provost (1989), Tricentenaire, seigneuries gaspésiennes concédées à Denis Riverin, album-souvenir 1688-1988, Sainte-Anne-des-Monts, Les Éditions de la S.H.A.M., non paginé, qui situe la fondation « vers 1865 ».

4.  L’abbé Provost en publie une adaptation dans son Album-Souvenir aux pages où il est question de Rivière-à-Claude. Il indique aussi que l’article a paru dans La Presse, en 1925, dans la Voix gaspésienne le 2 novembre 1977 et dans la Revue d’histoire de la Gaspésie.

5.  Ce renseignement a été donné à Blandine Mercier par M. Roland Pelchat.

6.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Biards Consulté le 19 janvier 2016.

7.  http://www.geneanet.org/nom-de-famille/PELCHAT consulté le 19 janvier 2016.

8.  Mme Florence Pelchat a complété les renseignements et Blandine Mercier les a recueillis. De cette famille, voici certains mariages : Napoléon (Boucher Marie); Illuminée (Mercier Achille); Julie (Boucher Thomas); Maria (Blanchette Adrien); Pressilla (Dubé Wilfrid).

9.  Je suis reconnaissant à Théo Botte, de Quimper, de m’avoir mis sur la piste des trois sources suivantes pour décrire la présence des Campion :

– Marcel Fournier (1995), Les Français au Québec, 1765-1865 : un mouvement migratoire méconnu, Québec, Septentrion, p.120.

– Les Campion, http://www.claude.dupras.com/les_campion.htm consulté le 15 juin 2016.

– Jeannine Campion (2003), Alexandre de la France au Canada, France-Europe, 279 pages.

10. L’abbé Provost publie dans son Album-souvenir le recensement effectué en 1866 par le curé Bilodeau de Sainte-Anne au cours de sa visite à la mission de Mont-Louis.

11. :  Cette information relative à une rumeur sur un matelot écossais provient de M. Roland Pelchat.

12. :  Firmin Létourneau (1965) La côte nord de Gaspé, Gaspé, Revue d’histoire de la Gaspésie, vol. III, no IV, p.24.

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